Transports toulousains

Avec près de 4 millions de déplacements quotidiens, et l’un des dynamismes démographiques les plus importants de France, le besoin de mobilité de l’agglomération toulousaine ne cesse de croître.

La collectivité toulousaine a donc fait de la question des déplacements une priorité. Elle se traduit par un plan de déplacements urbain de 3,8 milliards d’euros, programmés d’ici 2030.

Mon Patrimoine Neuf fait un zoom sur la 3e ligne de métro et le futur Téléphérique Urbain Sud.

3ème ligne de métro

Le Comité Syndical de Tisséo-Collectivités a approuvé le 5 juillet 2017 le tracé de la future 3ème ligne de métro automatique « Toulouse
Aerospace Express » qui desservira la grande agglomération toulousaine d’Ouest en Est.

Le tracé est conçu pour garantir un accès durable, en quantité et en temps, aux zones majeures d’emplois, notamment celles du berceau de l’industrie aéronautique européenne.

27 km de longueur, 5 stations en correspondance avec les lignes A,B et le tramway, 5 gares SNCF/TER connectées, la 3ème ligne de métro desservira 21 stations, 220 000 emplois par jour. Près de 200 000 voyageurs par jour sont attendus. La mise en travaux débutera en 2021 pour une mise en service en 2025.

DESSERVIR LES GRANDS PÔLES D’EMPLOI DU TERRITOIRE TOULOUSAIN

Du Nord-Est au Sud-Ouest, la 3ème ligne de métro permettra de relier les pôles majeurs du groupe Airbus (Colomiers, St Martin et Defence and Space) qui emploie à lui seul directement 21 000 salariés et génère 40 000 emplois indirects, principalement localisés
dans le quart nord-ouest de l’agglomération (Toulouse, Blagnac, Colomiers).

Tous les métiers de l’industrie spatiale, dont des entreprises leader telles que ATR, Daher-Socata, Safran,Thales et Airbus Defence and Space, sont également présents sur la ligne.

Elle donnera aussi accès aux pôles d’innovation du Sud-Est de la métropole qui connaissent un développement économique spectaculaire.

  • Au nord-ouest, la zone d’emploi (71 000 emplois) concentre les leaders mondiaux de la filière aéronautique avec des acteurs majeurs tels qu’Airbus, Thalès ou Safran.
  • Au centre (83 000 emplois)
  • Au sud-est (63 000 emplois)

Le montant global de l’opération « 3ème ligne de métro et la ligne Aerospace Express » est évalué à 2,67 milliards d’euros en valeur économique de mai 2016.

UN MODE DE TRANSPORT PERFORMANT ET ATTRACTIF

La 3ème ligne de métro sera à 70% en souterrain. Non contraint par la circulation automobile, ce mode garantit les temps de déplacements et permettra un franchissement de la Garonne, qui constitue aujourd’hui une coupure entre l’est et l’ouest du territoire nord de l’agglomération. Le pôle aéroportuaire sera alors facilement desservi et donc accessible.

LA 3EME LIGNE DE MÉTRO S’INSCRIT AU CŒUR DE QUARTIERS À FORT POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT

Le nord de l’agglomération est un territoire périurbain, qui attire toujours plus de nouveaux habitants. Pour répondre à cette croissance démographique, une mutation urbaine est lancée, dans laquelle la 3ème ligne de métro s’inscrit, pour :

  • Maîtriser l’étalement urbain et organiser de nouveaux quartiers,
  • Développer un réseau de transport structurant vers les zones d’emploi,
  • Requalifier la zone d’activité économique.

Le saviez-vous ? En 2020, la métropole toulousaine inaugurera un mode de transport inédit sur son territoire : le Téléphérique Urbain Sud, reliant l’université Paul Sabatier à l’Oncopole,en passant par le CHU Rangueil.

Avec 3 km de tracé, ce sera le plus long téléphérique de France ! Un projet entre ciel et terre, comme les affectionne Toulouse, qui donne hauteur et perspective au développement des transports métropolitains !

Téléphérique toulousain

Le projet de Téléphérique Urbain Sud vise un seul objectif : améliorer la desserte des grands équipements du sud de la métropole.

En effet, cette zone concentre plusieurs pôles d’attraction majeurs (l’université Paul Sabatier, le CHU Rangueil, l’Oncopole, les laboratoires Sanofi et Pierre Fabre notamment), qui drainent chaque jour plusieurs milliers de personnes, résidents, étudiants ou salariés. D’où la volonté de la métropole et Tisséo Collectivités de redonner de l’oxygène à ce secteur surchargé, avec un nouveau mode de transport doux et écologique.

Parmi toutes les options envisagées, le téléphérique s’est naturellement imposé comme le moyen de transport le plus pertinent, étant donné la topographie des lieux et les nombreux obstacles présents dans cette zone.

Le Téléphérique Urbain Sud fait partie du projet de Ceinture Sud inscrit au Projet Mobilités 2020-2025-2030. Il prévoit à l’horizon 2020, en plus du Téléphérique UrbainSud, la création de 2 nouveaux axes de transport vers l’est et l’ouest.

Ces axes seront le support de nouvelles lignes de bus qui desserviront les pôles d’emplois majeurs de l’agglomération : pôle aéronautique, zones d’activités des Ramassiers, de Basso Cambo et de l’Oncopole, complexe scientifique Rangueil, zone économique de Toulouse-Montaudran.

Des axes qui complèteront ainsi l’offre du Téléphérique Urbain Sud pour créer de nouvelles connexions avec le réseau structurant : lignes A et B de métro, Linéo, lignes régulières de bus, réseau ferroviaire, etc.

EN PRATIQUE

  • Vitesse commerciale : 20 km/h.
  • Le projet de Téléphérique Urbain Sud rivalise avec le tramway et supplante les bus circulant en centre-ville. La liaison Oncopole – Université Paul Sabatier s’effectuera ainsi en moins de 10 min, contre 30 min en voiture !
  • Fréquence : jusqu’à une cabine toutes les 1 min 30 en heures de pointe. Le téléphérique fait aussi bien que le métro, avec la même amplitude horaire, de 5 h à 0 h 30.
  • Capacité : 15 cabines de 34 personnes, soit 1 500 voyageurs/ heure dans chaque sens.

Détail important, la configuration des cabines, de plain-pied avec le quai de la station, facilite l’embarquement et le débarquement des passagers qui s’effectue de plus à l’arrêt. Les personnes à mobilité réduite, les enfants en poussette ou les passagers munis de vélo sont les bienvenus à bord !

Le trafic prévisionnel est de 8 000 passagers par jour à l’ouverture de la ligne en 2020. Le prolongement possible de la ligne à l’est et à l’ouest pourrait faire grimper ce chiffre jusqu’à 15 000 passagers par jour.