Quels placements patrimoniaux pour les professionnels de santé libéraux ?

Médecin, infirmier, kinésithérapeute, chirurgien-dentiste, sage-femme, orthophoniste ou pharmacien titulaire : votre quotidien est rythmé par un cadre professionnel exigeant. Si vos revenus sont souvent confortables, vous faites face à des problématiques spécifiques : charges lourdes, fiscalité élevée, besoins de trésorerie pour votre cabinet et une retraite qu’il vous appartient d’anticiper.

Choisir un placement pour vous ne se limite pas à chercher du rendement. Il s’agit de bâtir une stratégie cohérente avec votre activité, votre statut, votre famille et vos ambitions à long terme.

Le saviez-vous ? Selon la DREES, la France comptait 237 200 médecins en activité au 1er janvier 2025 (dont 100 000 généralistes). Comme eux, vous avez besoin de solutions sur mesure.

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L’essentiel à connaître

  • Disponibilité : conservez toujours une épargne de précaution avant de vous engager sur des supports à long terme.
  • Fiscalité : le PER est un levier puissant pour réduire votre revenu imposable, même si les fonds sont bloqués jusqu’à votre fin de carrière.
  • Diversification : l’assurance-vie, le PEA, l’immobilier et les SCPI répondent chacun à un besoin précis (liquidité, transmission, rendement ou diversification).
  • Structuration : le passage en SELARL, SELAS ou SPFPL devient une option sérieuse dès que votre capacité d’épargne s’accentue, nécessitant alors un accompagnement juridique et fiscal pointu.

Comment comparer efficacement les principaux placements patrimoniaux ?

  • Le couple rendement/risque : un rendement élevé implique généralement une exposition plus forte aux marchés, à l’immobilier ou à la liquidité du support. L’Autorité des marchés financiers rappelle notamment que les produits financiers présentent un indicateur synthétique de risque allant de 1 à 7. C’est un repère utile, mais votre situation réelle mérite une analyse personnalisée.

 

  • La liquidité : un professionnel de santé libéral peut devoir financer du matériel, faire face à une baisse d’activité, recruter ou réaliser des travaux dans son cabinet. Il est donc risqué d’immobiliser toute son épargne sur des placements longs. 

 

  • La fiscalité : elle doit être étudiée selon votre tranche marginale d’imposition, votre statut et la durée de détention envisagée.

Le Plan d’Épargne Retraite (PER)

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) disponible depuis le 1er octobre 2019, est adapté aux professions libérales fortement imposées. Il permet d’effectuer des versements volontaires pour préparer la retraite, avec une déduction possible du revenu imposable dans les limites prévues par la réglementation. Pour un chirurgien-dentiste, un médecin spécialiste ou un pharmacien titulaire, l’économie d’impôt peut être significative si le revenu professionnel est élevé.

Votre épargne est bloquée jusqu’à la retraite (sauf cas exceptionnels). Le PER ne doit donc pas être votre unique réservoir de fonds, mais le complément d’une stratégie plus souple.


Investir dans l’immobilier professionnel et locatif

L’immobilier peut répondre à plusieurs objectifs. Vous pouvez acheter un bien locatif via le statut LMNP pour générer des revenus complémentaires, acquérir les murs de votre cabinet ou créer une SCI afin d’organiser la détention du bien. L’achat des murs professionnels peut être intéressant si votre activité est stable, si l’emplacement du cabinet est durable et si le financement reste compatible avec votre trésorerie.

Les SCPI peuvent aussi être envisagées pour accéder à l’immobilier sans gestion directe. Ces placements sont à envisager sur le long terme, car ils restent sensibles aux fluctuations du marché.

En savoir plus sur le Statut Loueur Meublé non Professionnel (LMNP)

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Passer en SELARL ou SPFPL pour optimiser son statut juridique

Lorsque votre activité se développe, le passage en société peut être étudié. La SELARL ou la SELAS permettent aux professions libérales réglementées d’exercer sous forme de société de capitaux. Ce choix peut faciliter le pilotage de la rémunération et l’éventuelle intégration d’associés.

La SPFPL, souvent utilisée comme holding de professions libérales, peut accompagner un rachat de parts, une transmission ou une stratégie de développement. L’impôt sur les sociétés est fixé au taux normal de 25 %, avec un taux réduit de 15 % possible jusqu’à 42 500 € de bénéfice pour les entreprises éligibles selon le site Service Public Entreprendre.


Les assurances-vies et PEA

Pour une épargne plus agile, ces deux enveloppes sont incontournables :

  • l’assurance-vie : parfaite pour la transmission. Après 8 ans, vous profitez d’un abattement annuel sur les gains (4 600 € seul / 9 200 € en couple). Vous arbitrez librement entre sécurité (fonds euros) et performance (unités de compte),
  • le PEA : idéal pour dynamiser votre patrimoine via les actions européennes sur un horizon de 5 à 10 ans. Son plafond de versement est fixé à 150 000 € selon le site Service Public.

L’offre Actif-Santé

Actif-Santé est notre solution patrimoniale exclusivement dédiée aux professionnels libéraux de santé. Proposée par Mon Patrimoine Neuf (Groupe Mopane), elle va au-delà des placements standards.

Nous associons ingénierie patrimoniale, supports financiers et actifs immobiliers pour répondre à vos enjeux réels : fiscalité BNC, retraite, protection du foyer et transmission.

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Comparatif des meilleurs placements pour les professions libérales de santé

Placement Objectif Chiffre clé Point de vigilance
PER Retraite, fiscalité PASS 2026 : 48 060 € Épargne peu disponible
Assurance-vie Épargne, transmission Abattement après 8 ans Frais et supports choisis
PEA Actions européennes Plafond de 150 000 € Volatilité
Immobilier Revenus, patrimoine Horizon long Gestion et fiscalité
SCPI Immobilier mutualisé Sortie parfois longue Capital non garanti
SELARL / SPFPL Structuration IS à 25%, taux réduit à 15% sous conditions Complexité juridique

 

Exemple : la stratégie patrimoniale d’un kinésithérapeute

Un kinésithérapeute libéral de 40 ans dispose de 40 000 € d’épargne et peut investir 1 000 € par mois. Il peut conserver une réserve disponible, verser une partie sur un PER pour préparer sa retraite, ouvrir une assurance-vie pour diversifier son épargne et étudier l’achat des murs si son cabinet est stable. Cette combinaison évite de dépendre d’un seul support.

Pourquoi se faire accompagner par un spécialiste des professions libérales de santé ?

Le professionnel de santé libéral doit arbitrer entre rendement, sécurité, fiscalité, disponibilité et transmission. Un accompagnement spécialisé permet d’éviter les montages inadaptés, de hiérarchiser les priorités et de construire une stratégie compatible avec l’activité réelle du cabinet.

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FAQ : Questions / Réponses

Quel est le meilleur placement pour un médecin libéral en BNC ?

Il n’existe pas de placement unique. Le PER peut être utile pour réduire le revenu imposable, tandis que l’assurance-vie apporte plus de souplesse et que les SCPI permettent de diversifier vers l’immobilier. La SELARL doit être étudiée au cas par cas.

Peut-on déduire ses versements PER quand on est infirmier libéral ?

Oui, sous conditions. Les versements PER peuvent être déductibles dans la limite du plafond disponible, indiqué sur l’avis d’imposition. Le traitement fiscal dépend du contrat et de la situation du professionnel.

La SELARL est-elle intéressante pour un kinésithérapeute ?

Elle peut l’être si le kinésithérapeute souhaite capitaliser une partie de son résultat ou préparer une association. Son intérêt doit être vérifié après prise en compte de la fiscalité, des cotisations sociales et des frais de structure.

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